Arnaud Boilot – apprendre le russe

Cette fois-ci j’ai décidé de faire l’interview d’Arnaud Boilot, bloggeur du blog http://walbo.com. Arnaud a vécu et a travaillé en Russie. Il s’est marié avec une russe et sa fille parle russe. Il nous raconte dans cette interview comment il a appris le russe et quels ont été les trucs qui l’ont aidé à progresser. Arnaud nous raconte aussi comment le russe a changé sa vie.

Thomas : Bonjour et bienvenue sur Russie.fr, je suis avec Arnaud Boilot.

Arnaud Boilot : Bonjour !

Thomas : Arnaud Boilot tu fais le blog walbo.com

Apprendre le russe - Arnaud Boilot

Arnaud Boilot : Oui exact, donc walbo est un blog qui traite de la Russie.

Thomas : Voilà donc tu es aussi un passionné de la Russie, ton blog est sympa je vous invite à aller le voir, et nous sommes ici aujourd’hui pour parler de la langue russe et de comment tu as appris le russe.

Arnaud Boilot : Alors comment j’ai appris le russe, c’est-à-dire que mon aventure avec le russe est un petit peu compliquée. J’ai appris le russe de manière très scolaire et française puisque j’ai commencé le russe en langue vivante deux.

Thomas : D’accord donc tu en as fait combien de temps en France ?

Arnaud Boilot : Donc j’en ai fait cinq ans avec le collège et le lycée avec une première année avec des choses assez simple qui ont trait à la classe, les chaises, la classe, le tableau et cetera. Et puis une montée en puissance qui est devenue assez délirante et qui as tourné très vite vers la littérature dès la fin de la deuxième année pour finir en apothéose avec des pages complètes de Soljenitsyne ou de Dostoïevski qui étaient quand même un petit peu compliquées.

Thomas : D’accord, donc au bout de cinq ans, disons au niveau bac, tu as passé le russe au bac ?

Arnaud Boilot : Alors, je suis allé jusqu’au bout mais je ne l’ai pas passé car j’avais d’autres options.

Thomas : Tu parles couramment aujourd’hui ?

Arnaud Boilot : Alors aujourd’hui, oui je parle grâce à deux choses : premièrement grâce aux acquis du lycée. Quels sont les acquis du lycée ? Alors pas forcément du vocabulaire utile, puisque quand on tourne très vite vers la littérature on apprend plein de choses mais qui ne servent pas forcément dans la vie de tous les jours, mais le gros avantage était d’avoir en tête la grammaire et les conjugaisons. Ça c’était pas mal en plus de tous les exercices qu’il y avait avec.

Thomas : D’accord.

Arnaud Boilot : Et deuxièmement, j’ai repris moi-même puisque j’ai eu une période dans ma vie où je ne savais pas trop quoi faire donc j’ai décidé de reprendre avec un manuel. Et puis petit à petit je me suis remis à niveau.

Thomas : Tout seul ?

Arnaud Boilot : Voilà tout seul.

Thomas : OK, à partir de quel moment tu es allé en Russie ?

Arnaud Boilot : Alors je suis allé là-bas la première fois lors de ma troisième année de russe en 1990 donc là, je parlais assez moyennement.

Thomas : Tu sortais quelques phrases quand même ?

Arnaud Boilot : Oui mais c’était très hésitant. C’est là où justement la masse de vocabulaire utile dans la vie courante était encore balbutiante.

Thomas : OK

Arnaud Boilot : Et j’y suis retourné après avoir appris tout seul, donc après avoir révisé la grammaire, tout ce qui est un peu théorique, les conjugaisons, les déclinaisons et cetera. Et m’être refais pas mal de vocabulaire pratique et là ça allait déjà beaucoup mieux !

Thomas : D’accord donc tu veux dire que pratiquer le vocabulaire aussi tôt, ça t’a aidé  ?

Arnaud Boilot : Voilà en mettant sur une base solide théorique, un petit peu de vocabulaire pratique, j’avais les deux jambes pour bien parler. Je ne cherchais pas à chaque fois quelle était la bonne déclinaison, la bonne forme du verbe et je ne cherchais pas non plus mes mots. J’avais le bon mix.

Thomas : Est-ce qu’il y a d’autres chose qui t’ont aidées à vraiment progresser ou à te faire vraiment plaisir alors que c’était pas forcément le cas au début  ?

Arnaud Boilot : Alors il y a une chose importante c’est qu’à un moment donné, quand on sent que l’on a une masse critique de vocabulaire et que l’on commence à être à l’aise pour avoir une conversation il faut plonger. Il faut faire de l’apnée, se mettre entièrement en langue russe, n’écouter que de la langue russe, ne parler qu’en russe jusqu’à saturation.

Thomas : D’accord.

Arnaud Boilot : Alors je m’explique, qu’est-ce que la saturation, c’est le moment où l’on ne comprend plus rien, on est épuisés et au bout de une heure ou deux heures, le cerveau coupe, on ne comprend plus. Ça c’est super utile, c’est une période à passer car on est rapidement épuisés le soir mais c’est un progrès énorme, on emmagasine énormément d’informations, on recycle son vocabulaire, on peut répéter ce que l’on vient d’entendre, c’est un passage obligatoire.

Thomas : Donc tu recommandes de faire du russe, deux heures par jour ?

Arnaud Boilot : Alors non pas du tout, on peut commencer par quinze minutes, régulièrement sur six mois on a déjà quelques bases théoriques et un peu de vocabulaire. Et ensuite une fois qu’on a cette masse critique, il faut se plonger dans les deux heures par jour et là il faut vraiment y passer du temps, cela peu durer quelques mois mais après c’est très bénéfique.

Thomas : D’accord, est-ce qu’il y a des trucs qui t’ont fait marrer dans le fait d’apprendre le russe ?

Arnaud Boilot : Alors la chose qui me fait le plus rigoler c’est pourquoi j’ai voulu apprendre le russe, c’est parce que je ne voulais pas apprendre l’allemand. C’était surtout ça et quand j’ai commencé, le russe était très à la mode, je crois que c’était la même chose pour toi et puis finalement ça a changé ma vie quelque part alors que ce n’était pas destiné du tout à la changer.

Thomas : Ça a changé ta vie ?

Arnaud Boilot : Oui puisque je suis parti travailler en Russie avec la condition de bien parler russe, je me suis marié avec une certaine Tatiana, ma fille parle russe…

Thomas : C’est une affaire de famille

Arnaud Boilot : Oui c’est une affaire de business de famille, bref ça a changé ma vie.

Thomas : Ok, un dernier conseil pour nos internautes, on a des débutants, des personnes en ayant fait un petit peu ?

Arnaud Boilot : Un seul conseil : la régularité ! Vous avez quinze minutes le soir ? Au lieu d’aller sur Facebook, leçon de russe ! Vous êtes dans les transports vous ne savez pas quoi faire ? Quinze minutes de russe ! Tenez-vous-en à ça au début, pour réviser certaines choses, un petit peu de grammaire et si vous vous en tenez à ça, vous y arriverez !

Thomas : Merci Arnaud pour cette interview, longue vie à Walbo.com.

Arnaud Boilot : Merci, longue vie à Russie.fr également.

Thomas : Et à très bientôt sur Russie.fr !

Réagissez à l’interview ci-dessous dans les commentaires. Merci !

12 Commentaires

  1. mart

    bien , ça m’encourage , j’essaie justement de travailler mon russe super débutant 15 min par jour et ce n’est pas gagné tous les jours …….

    Réponse
    • Thomas

      Vous ici Martine ?
      ça fait plaisir, oui, tu peux aussi en faire à ton rythme… un peu le plus souvent possible et quand tu peux, un peu plus 😉

      Réponse
  2. Casimir

    Comme Arnaud Boîlot a bien remarqué, avec une bonne base grammaticale ainsi un vocabulaire suffisant (3000 unités terminologiques dont 1500 actives) on peut se lancer dans le bain russe.Le reste s’apprend aisément.

    Réponse
    • Thomas

      Oui Casimir, merci pour ton message

      mais même avec quelques mot, l’important est de PARLER 😉

      Dans une langue, les enfants apprennent toujours à parler avant d’écrire et ils commencent toujours avec zéro mots, puis 1, puis 2 et puis un jour 100 puis 3000

      Réponse
  3. Ilyass

    C’est la régularité il a dit, maintenant vous vous le savez. Ne reste que votre volonté ! 🙂

    Réponse
    • Thomas

      Tu l’as dis Ilyass 😉

      Réponse
  4. Thomas

    Merci à vous pour vos commentaires,

    Merci mart,
    et oui, 15 mn par jour, ça suffit, à condition de rester souple… si un jour tu veux en faire 2 heures, ne te freine pas… et si un jour tu ne veux vraiment pas, alors ne te force pas inutilement… du moment que tu reprenne 😉

    Merci Casimir,
    et oui, avec 3000 mots on peut faire pas mal de choses. Mais par contre, n’attends pas de les avoir pour te lancer… surtout pas… même si tu en connais 50, lance toi, utilise les dès que possible… le pire truc à éviter, c’est de laisser “dormir” ton russe 🙂

    Et merci Ilyass,
    et oui, le secret des secrets, c’est la régularité… et si on ajoute la souplesse, alors la volonté n’est plus très loin 😉

    a+

    T.

    Réponse
  5. Benedicte Gautier

    merci bcp pour cet interview très intéressante! Je n’en suis pas encore là! grammaire, textes, exercices mais un mal fou à mettre en pratique tout cela dans l’exercice oral. Je pense mettre en pratique votre méthode pour apprendre le vocabulaire qui me paraît très intelligente… A suivre…

    Réponse
    • Thomas

      Merci Bénédicte,

      inscris-toi sur http://objectif-russe.fr (si ce n’et pas déjà fait). J’en dis plus long sur ma méthode à cet endroit

      a très vite

      Réponse
  6. latapie

    Bonjour Thomas,
    Merci pour ce reportage avec Arnaud.
    C’est déjà une personne qui maitrise la langue russe.
    Je retiens les 15 minutes par jour. C’est vrai et c’est un très bon conseil.
    Mais la question qui se pose à moi, et certainement à d’autres débutants.
    Comment se lancer?
    Par quoi commencer?
    Quelle méthode?
    Quels livres de grammaire et de conjugaison?
    Par ma part je connais l’alphabet et quelques mots. Mais maintenant pour construire des toutes petites phrases!!!
    Merci pour ta réponse.
    Cordialement Philippe

    Réponse
    • Thomas

      Hello, salut à toi,

      pour commencer, inscris-toi ici http://objectif-russe.fr je t’enverrais des news pour faire tes premiers pas et tu recevras des infos sur mes méthodes innovantes 😉

      Réponse
  7. foued

    merci thomas c est encouragant

    Réponse

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