Dominique, globetrotter au Baïkal, SANS parler russe (et les ours)

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Elles sont organisées en petit comité et ouvertes à toutes et à tous, lecteurs, lectrices, élèves et autres aventuriers de retour de voyage ou en quête d’aventures.

A lire ou à écouter avec Dominique, qui est partie à travers la Russie SANS parler russe pour des aventures incroyables


Thomas : Hey, salut Dominique !

Dominique : Salut Thomas !

Thomas : Merci d’être venue ce soir, tu es venue à une rencontre Russie.fr

Dominique : Oui et bien c’est moi qui te remercie de nous avoir proposé cette soirée

Thomas : Et bien je t’en prie, c’est avec grand plaisir. Qu’est-ce que tu es venu chercher ce soir ?

Dominique : Et bien j’aimerais beaucoup apprendre le russe, parce que c’est une langue qui m’intéresse, qui me plaît et parce que j’ai déjà voyagé en Russie.

Thomas : Alors, écoutez la suite et accrochez vos ceintures, parce que ce qui vient là, ça va vous épater. Tu aimerais bien apprendre le russe, on commence par là. C’est-à-dire qu’aujourd’hui tu considères que tu ne connais pas le russe ?

Dominique : Oui, je connais l’alphabet, je connais quelques mots.

Thomas : Alors juste en quelques mots, le russe et la Russie, c’est quoi pour toi dans ta vie ?

Dominique : Un magnifique voyage.

Thomas : Un magnifique voyage que tu as déjà fait ?

Dominique : Que j’ai déjà fait.

Thomas : Un magnifique voyage, on y arrive tout de suite. Et, c’est là que ça vaut le coup d’avoir vos ceintures bien accrochées.

Est-ce que tu peux nous dire quelques mots sur toi avant de parler de ton incroyable voyage.

Dominique : Depuis très très longtemps, j’avais envie de visiter la Russie par ce que je connaissais de films de livres, d’auteurs, de théâtre, j’avais envie de connaître ce pays, voilà. C’était un rêve, c’était un rêve de voyage.

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Thomas : Et donc tu es partie récemment pendant 2 mois et demi à travers une bonne partie de la Russie, avec ton balluchon on peut dire.

Dominique : Oui, avec mon balluchon.

Thomas : Et ta meilleure copine ou quelque chose comme ça.

Dominique : Voilà.

Thomas : Et vous ne connaissiez absolument pas ce pays.

Dominique : Non, pas du tout.

Thomas : Et vous êtes allées jusqu’à…

Dominique : Irkoutsk.

Thomas : Irkoutsk, Kazan, Sévero Baïkal, vous avez fait le tour du Baïkal en train.

Dominique : Oui.

Thomas : Vous êtes parties à l’aventure complète en fait ?

Dominique : Oui, l’aventure quoi !

Thomas : Sans parler russe ?

Dominique : Sans parler russe.

Thomas : Alors là, il y a plein de gens, si vous êtes toujours là, qui nous écoutent qui se disent… Il y a plein de gens qui me disent “Mais je ne vais pas en Russie tant que je ne connais pas vraiment bien le russe”.

Dominique : Alors, moi je me suis dit il y a deux ans, que j’irai en Russie quand je connaîtrai le russe. Et puis finalement, j’ai suffisamment bien connu l’alphabet. Et me débrouillant bien avec l’alphabet, je suis partie comme ça.

Thomas : Juste avec juste l’alphabet ?

Dominique : Oui

Thomas : Mais il n’y a pas un moment où vous vous êtes dit que oui quand même, c’est risqué, ça fait peur, on ne sait pas trop ce qu’on va trouver au coin de la rue et tout ça ?

Dominique : Non.

Thomas : Pourquoi, comment ça se fait ?

Dominique : Pourquoi ? Parcequ’il y a des gens qui habitent là-bas, qui vivent là-bas. Et c’est peuplé, c’est normal. On peut habiter n’importe où sur la terre.

Thomas : Ah, vous vous êtes dit, si il y a des gens qui habitent là-bas, c’est que quelque part, ça doit le faire ?

Dominique : Et bien oui, c’est tout.

Thomas : Tout simplement.

Dominique : Mais oui. Partout où je vais en voyage, je sais que les gens dorment, mangent et puis voilà quoi. Ils vivent, partout sur la terre.

Thomas : Mais c’est fou, cet esprit aventurier, tu l’avais déjà avant où, c’était juste pour la Russie que ça s’est déclenché ?

Dominique : Je n’avais déjà voyagé. Oui.

Thomas : Donc ça n’était pas un premier essai quand même.

Dominique : Non.

Thomas : D’accord.

Dominique : Mais dans ces conditions, oui quand même.

Thomas : Alors, il y a une anecdote incroyable, parce qu’on a discuté pas mal ce soir. Tu as eu l’occasion de me raconter ton histoire. Déjà, tu nous as dit qu’à chaque fois que tu voyais qui ressemblait à quelque chose de touristique, c’était “oh là là, fuyons, allons surtout pas par là, allons plutôt vers les ours et la brousse”.

Dominique : Oui, c’est ça, la taïga.

Thomas : Je caricature à peine. Mais quand je dis, je caricature à peine, c’est-à-dire qu’il y a un moment où vous avez dormi dehors et on vous a dit le lendemain..

Dominique : Qu’il y avait des ours.

Thomas : Qu’il y avait des ours ?

Dominique : Oui

Thomas : Et vous avez dormi où, c’était quoi cette histoire ?

Dominique : Alors c’était pour aller dans une station thermale, d’eau naturelle bien sûr très chaude, qui se trouvait à 5 minutes de la gare. Donc 5 minutes de la gare, c’est faisable, à part que c’était la nuit, on a pas trouvé. C’était la forêt profonde, la gare était fermée.

Thomas : Dans quel endroit c’était ?

Dominique : Kojekit.

Thomas : Kojekit ?

Dominique : Kochekit, je crois plutôt.

Thomas : Près du Baïkal, c’est ça ?

Dominique : Oui, aux alentours de Severo-Baïkal, au Nord du Baïkal

Thomas : Ok.

Dominique : Et donc on a pas trouvé, on était chargées. Et puis du coup, on est revenues vers la gare qui était fermée et on a dormi dans un petit abri en tôle.

Thomas : Vous avez dormi dans un abri en tôle ?

Dominique : Au milieu.

Thomas : Au milieu de la gare ?

Dominique : Oui, le long des voies quoi !

Thomas : Le long des voies ? Wow, mais ça, c’est dingue hein, c’est incroyable. Et vous avez eu du mal à dormir, mais vous avez passé la nuit-là quand même.

Dominique : Oui, moi j’ai pas vraiment dormi, à la limite, je savais que pour éloigner les ours, je savais qu’il fallait faire du bruit. Donc la gourde métallique n’était pas trop loin et je savais que je pourrais taper dans la tôle ondulée.

Thomas : Ah donc tu savais quand même qu’il pouvait y avoir des ours dans le coin.

Dominique : Oui et j’en avais pas parlé à la copine qui elle dormait. Enfin, elle ne dormait pas, elle était morte de froid. Elle était dans la couverture de survie. Et bon si elle dormait, je me suis dit tant mieux, ça va et je veillais. J’avais un œil sur les ours..

Thomas : Et du coup, le lendemain, les ours vous ont dit que oui, il y avait des ours, mais ils ne vous ont pas mangé parce que vous êtes trop maigres ?

Dominique : Oui.

Thomas : Excellent. Et bien écoute merci pour ces quelques anecdotes, parce que c’est vraiment assez incroyable. Qu’est-ce que tu as envie de dire à ceux qui nous écoutent et qui hésitent à faire le voyage ?

Dominique : Mais que c’est un pays très facile. Les gens sont toujours prêts à rendre service. Il suffit de regarder une carte dans la rue pour qu’on vienne vous aider. Et plusieurs fois, c’est des Russes qui sont venus nous demander des renseignements. Ça veut dire qu’on ne devait pas trop dénoter dans le paysage.

Thomas : Et vous arriviez à les renseigner ?

Dominique : Euh, plus ou moins.

Thomas : Excellent. Et bien donc, voilà, allez-y faites votre voyage. Pas besoin d’attendre de bien savoir le russe.

Dominique : Il n’y a pas besoin… savoir l’alphabet, ça aide quand même pour lire, pour se retrouver sur une carte, ça peut aider.

Thomas : Ne serait-ce que pour savoir lire le panneau “Attention aux ours”.

Dominique : Voilà, c’est ça. Gare fermée, on a vu.

Thomas : Et bien écoute, merci beaucoup pour ces quelques instants.

Dominique : Oui, c’était un très très beau voyage. Et vraiment, je n’ai qu’une envie, c’est apprendre le russe pou y retourner et pouvoir vraiment échanger avec les gens.

Thomas : Je te lance un petit challenge.

Dominique : Oui ?

Thomas : Si jamais ça t’intéresse, je serai ravi de publier tout ou partie de ton histoire sur le site et la partager avec les gens. Un jour, il n’y a pas le feu. On est tranquilles. Si jamais… Je t’envoie une petite bouteille à la mer avec ça.

Dominique : D’accord.

Thomas : Et en tout cas, bravo, parce qu’il faut avoir du culot et du courage ou un brin de folie pour faire ça. Mais tu as des souvenir que très peu de gens ont dans la tête grâce à ça. Tu as vécu des trucs que beaucoup vont t’envier grâce à ça et franchement chapeau.

Dominique : Et bien je pense que c’est ni le courage, ni la folie, mais tout simplement la confiance.

Thomas : Tout simplement.

Dominique : Tout simplement.

Thomas : Finalement, c’est beaucoup plus simple que ce qu’on pourrait imaginer.

Dominique : Oui.

Thomas : Merci.

Dominique : De rien Thomas, merci pour la soirée, c’était sympa.

Thomas : Avec grand plaisir et j’espère à une prochaine.

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Et n’hésite pas à laisser un commentaire ci-dessous (merci) 🙂

1 Commentaire

  1. laurent

    super sympa cette histoire de voyage 🙂 merci beaucoup
    On a souvent des peurs qui ne sont pas vraiment fondées et l’expérience de Dominique le montre bien 🙂
    Le voyage ouvre tellement…

    Réponse

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